Dormez je le veux ! Mais n'te promène donc pas toute nue !

La commune accueillera la pièce de théâtre "Dormez je le veux ! Mais n'te promène pas toute nue !"
Mardi 17 décembre à 20h30 au pôle image



Auteur : Feydeau
Artistes : Frédéric Cherboeuf, Nine de Montal, Mathias Maréchal, Iris Pucciarelli, Vincent Chappet, Paul Toucang
Metteur en scène : Gilles Bouillon

Résumé - DORMEZ, JE LE VEUX !

Hypnotisme et folie.
« Il me fait mon ouvrage et je lui fume ses cigares ! Voilà du véritable libre-échange ! »
« Dormez, je le veux ! » Formule de magicien, d’illusionniste, d’hypnotiseur ! Justin justement possède le talent d’hypnotiser et grâce à quelques passes magnétiques, il se fait servir par son patron. Arrangement bien pratique quand on est le valet d’un célibataire. Mais voilà : le rentier veut se marier au risque de troubler ainsi la quiétude de ce drôle de ménage où le maître est au service du domestique. Il s’agira, toujours grâce à l’hypnotisme, de faire échouer à tout prix le mariage en faisant croire que le futur est fou à lier.

Depuis le XVIII° siècle, notamment avec les expériences de Mesmer, sur le magnétisme animal, l’occultisme était en vogue. Comme aujourd’hui le sont les spectacles donnés par les mentalistes, sur scène ou à la télévision ! Or depuis les années 1860, des savants comme Charcot ou Broca, à La Salpêtrière ou à l’Ecole de Nancy étudiaient l’hypnose plus scientifiquement à des fins thérapeutiques. Curiosité, engouement, polémiques. C’est un sujet de société qui faisait le buzz...

... Et dont naturellement le théâtre s’empare. Cinq ans plus tôt, en 1892, Feydeau avait présenté une comédie en trois actes, Le Système Ribadier : le héros y exploitait ses facultés hypnotiques pour plonger son épouse dans le sommeil le plus profond quand il partait retrouver sa maîtresse. Avec Dormez, je le veux ! Feydeau va beaucoup plus loin dans la puissance comique de l’hypnose, en faisant agir l’hypnotisé selon la volonté de l’hypnotiseur. Trouvaille grâce à laquelle il peut lâcher la bride à son extravagance et à la folie irrésistible qui est la marque de ses meilleures comédies.

Résumé - MAIS N’TE PROMENE DONC PAS TOUTE NUE !
Tenue, retenue, retour du refoulé « Tu n’es même plus consciente de la portée de tes actes ! »
Non, Clarisse ne se promène pas vraiment toute nue ! Dans l’intimité de sa maison elle préfère rester en chemise. Ce n’est pas qu’elle se laisse aller, au contraire, elle garde chapeau et chaussures, mais il fait si chaud en juillet à Paris qu’elle va et vient chez elle en déshabillé, ou comme on disait : en saut-du-lit ! Cela n’est pas du goût de son député de mari, très à cheval sur les convenances, les préjugés, la bienséance : ce léger dévoilement du corps, qu’on devine par transparence, ou dont le modelé est seulement suggéré, le met hors de lui.
Disputes et récriminations incessantes.
Mais reproche pour reproche, Clarisse, la tête sur les épaules et la langue acérée, attaque les arrangements douteux de la classe politique, les conventions machistes du mariage, la sujétion de la femme dans la vie domestique, toutes les hypocrisies… et continue à se promener toute nue aux yeux de l’enfant, du domestique, du visiteur intempestif – jusqu’à ce qu’une guêpe, ivre sans doute de chaleur et du fond de café resté dans les tasses sur le guéridon, la pique effrontément sur la partie la plus charnue de son anatomie !



Préventes disponibles au pôle image et/ou sur le site : http://cinema-lepavillonbleu.fr

Tarif : 15 €